

BARCELONNETTE ET LES PIGEONS
On ne connait pas grand-chose de l’évolution de ces oiseaux dans notre ville, mais leurs nuisances sont de moins en moins supportables pour les riverains dont les plaintes se sont multipliées en 2009 : fientes sur les fenêtres, sur les passants, sur les voitures en stationnement, sur les devantures des commerces.
Il faut savoir que le nombre de pigeons ne peut croître à l'infini : passé un certain seuil, qui dépend de l'abondance de la nourriture et de la capacité des lieux de nidification, leur nombre n'augmente plus.
LES DIFFERENTES TECHNIQUES POUR REDUIRE LEURS EFFECTIFS ?
Les techniques de stérilisation (graines contraceptives), de capture, d’effarouchement ou de déplacement des oiseaux hors de la ville (pigeonniers) ont été étudiées : leurs résultats sont plus qu'incertains et leurs coûts très élevés. La population se reconstitue très rapidement si le nourrissage et les sites de nidification restent identiques (un couple = 5 à 6 pontes de 2 oeufs/an). Il faut donc agir sur les deux facteurs suivants :
1/ Cesser de les nourrir afin de mieux les faire accepter
En été les pigeons se nourrissent hors de la ville, dans les champs ; mais par facilité, ils mangent le pain ou le grain qui leur sont offerts en centre-ville. L’hiver est en Ubaye un facteur naturellement limitant : sans nourrissage artificiel, les effectifs de pigeons pourraient être régulés le printemps venu.
Ne plus leur donner à manger est un des principaux leviers pour équilibrer naturellement leur nombre. Le nourrissage accroît leur concentration qui par delà même, rend leur surnombre insupportable pour de multiples habitants du centre-ville.
En nourrissant les pigeons, on ne les aide pas à être acceptés par les riverains : les laisser se nourrir naturellement, c'est les aider à retrouver une vie libre et authentique, une intégration et une meilleure acception locales.
2/ Veillez à la fermeture des greniers et des soupentes des toitures
Pour faire leur nid, les pigeons se contentent d’une simple plateforme, abritée et hors de portée des prédateurs. C’est sur les hauts des murs en sous-toiture, dans les combles ou greniers ouverts qu’ils se reproduisent et passent leur journée, à proximité des sources de nourriture.
L’obturation des anciennes portes de granges, vasistas, oeils-de-boeuf et de tous les accès aux greniers inoccupés permettra de limiter les sites de nichoirs en centre-ville. Leurs effectifs diminuant, ils se répartiront mieux sur l’ensemble de l’agglomération et leurs nuisances s'en trouveront atténuées.
L’église de Barcelonnette concentre une importante population de pigeons : des émetteurs d’ultrasons ont été installés sur sa façade, avec quelques résultats probants. Les combles de l’église ont été condamnés ; des systèmes de piques vont y être posés pour neutraliser les perchoirs, les dessous de toits et les reliefs extérieurs, comme cela existe déjà sur la tour Cardinalis.
Des riverains souhaitent s’organiser pour trouver des solutions acceptables et efficaces pour la gestion des pigeons : n’hésitez pas à vous manifester auprès de nos services :
Commission Environnement-Energies de la mairie par mail communication@barcelonnette.com courrier ou téléphone 04 92 80 79 00.