

Chef-lieu d'arrondissement, Barcelonnette est à bien des titres la Capitale de la Vallée de l’Ubaye. Située sur des axes stratégiques (Nice/ Grenoble, Marseille / Turin, Nice / Thonon, par la route des Alpes), elle représente l’épicentre de la Vallée. A 1135 m d'altitude, au pied des stations de sports d'hiver, la ville de Barcelonnette, a connu entre 1870 et 1935 une évolution urbaine originale.
Remarquable par son plan en damier hérité du moyen-âge (1190-1231), dont la régularité évoque l'urbanisme des bastides du sud de la France, la ville de Barcelonnette offre la particularité de se développer non pas autour d'une place mais de part et d’autre de l'axe principal de communication : l'axe France-Italie (route nationale n°100). Il ne reste rien de l'enceinte de remparts flanquée de 22 tours et percée de 4 portes qui protégeaient la ville jusqu'aux guerres de religion (16e siècle).
Toutes les descriptions historiques de Barcelonnette mettent l'accent sur la qualité de l'urbanisme de la « gente cité » et de son patrimoine bâti.
« Les rues sont bien alignées. Il y en a trois du levant au couchant et trois du septentrion au midi. La ville est en forme de carré (S). Les environs en sont très agréables. On y voit aussi de belles maisons .»
De profondes mutations marquent la ville médiévale et sa périphérie entre 1880 et 1935. Intra-muros, le centre historique va connaître d'importants chantiers (nouveaux édifices publics). Extra-muros, apparition d'un tout nouvel urbanisme entre de villégiature avec la création d’un parc de villas.
Au cœur de la ville : disparition des arcades, « portiques » (1890 -1897), réseau de drainage et apparition en 1897 de l'éclairage électrique de la ville, soit 18 ans seulement après Paris. De nouveaux équipements publics : construction du nouveau collège (collège André Honnorat,1919), les casernes (les plus confortables de France, 1919), reconstruction de l'église paroissiale dédiée à Saint Pierre (1924-28), le monument aux morts (1921) et la statue du maréchal Berwick (1926) par le sculpteur Paul Landowsky, la banque de Barcelonnette (1925), la reconstruction de l'Hôtel de ville et du marché couvert (1934-36).
À la périphérie de la ville : naissance du parc des villas construites de retour du Mexique (1870-1930) par les anciens négociants et industriels textiles, tous originaires de la Vallée de l'Ubaye. « Cette ceinture de villas cossues lui donne un air de ville d'eau à la mode ou plutôt de ce qu'elle commence à être, de ce qu'elle deviendra certainement, une charmante station d’été » (François Arnaud)
Propriétés privées, les villas de Barcelonnette ne se visitent pas à l'exception de la villa La Sapinière qui abrite le Musée de la Vallée. Un ouvrage paru dans la collection nationale «Images du patrimoine», n° 209, vous permettra de découvrir ce patrimoine architectural, décoratif et paysager exceptionnellement conservé.
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Villa La Fontaine
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Villa la Fontaine
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Villa l'Ubayette
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Une visite commentée de la ville et du parc des villas est proposée aux groupes, sur rendez-vous, organisées par le service des publics du musée de la Vallée à Barcelonnette. En période de congés scolaires, une visite de la ville gratuite est proposée par l'office du tourisme de Barcelonnette, sur inscription, animée par une conférencière du musée.
Les 28 et 29 novembre 2004, la ville de Barcelonnette et le site de Valle de Bravo situé dans l'État de Mexico, (soit à 107 kilomètres de la capitale mexicaine), ont choisi de se jumeler et d'œuvrer pour faire vivre les liens historiques et culturels qui les unissent depuis l'époque des premiers émigrants barcelonnettes vers le Mexique.
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Lac de Valle de Bravo
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Les rues de Valle de Bravo
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Eglise de Valle de Bravo
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Un des plus beaux et des plus pittoresques villages du Mexique, implanté à 2000 mètres et comptant 12 000 habitants (hors saison touristique), Valle de Bravo est un site de villégiature très prisé et très animé, grâce à son lac qui s'étend sur 21 km2. Surnommée ainsi en l'honneur du héros insurgé Nicolas Bravo, Valle de Bravo, charmante station climatique, abrite encore l'étonnante et spectaculaire migration du papillon Monarque, qui par millions parcourent ainsi plus de 6 000 kilomètres depuis le Canada.
La qualité de ses paysages et reliefs montagneux, la diversité des activités touristiques, culturelles et sportives sont autant d'atouts communs aux deux cités aujourd'hui jumelées.